Ne pas comprendre ce que l'on a bien pu faire de travers. Retourner la question cent fois dans sa tête d'avant en arrière. Comme une balle qui rebondit et fait un peu plus mal à chaque fois qu'elle atterrit. S'en aller sans un mot, parcourir à nouveau. Iles nouvelles pour sirènes obscènes, puisqu'entre nous deux c'est plus la peine. De l'amour à la haine. Je me ferai catin de haut rang rien que pour oublier qu'un jour je t'ai aimé excessivement. Je suis l'Eglise profanée, le coeur meurtri , le visage oublié.. C'est ça le truc, à essayer de s'aimer, à faire l'amour, on finit par faire la guerre. Je leur sacrifie mes charmes sur l'autel de la débauche éternelle. Au niveau zéro tu me rabaisses, ce ne sont pas les coups mais les mots qui le plus blessent. Ce n'est pas toi que je pleure, c'est mon ignorance et mon innocence que j'abhorre. Je m'en veux tellement d'avoir été aveuglée par tant d'or sans me rendre compte du néant que contenait le trésor. Je veux juste partir et voir un peu où ces bateaux me mènent, car entre nous deux, c'est plus la peine. Je ne suis pas la chienne que tu tiens en laisse. Je te rappelle que toi aussi tu as aboyé de plaisir sous mes caresses. De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas que je fais avec ô si tu savais quelle joie. De l'indifférence à l'oubli, il n'y a que quelques mois. Je ne te remercie pas de m'avoir empêché d'oublier. Si tu savais comme je regrette ce qu'il s'est passé. Les non-dits, les on-dits, ça m'plait pas. Tout ce que je t'ai dit, ça se dit pas, ça s'deale pas. On a joué avec le feu et on s'est brûlé. Je vais mettre le feu. Arracher ces rideaux sur lesquels tu me faisais grimper. On s'accroche mais à quoi, rien n'y fait. On se fait du mal et voilà ce qu'on laisse : des mensonges et des regrets en excès. Tu veux toujours gagner, j'en ai marre de me faire marcher sur les pieds. Je referais bien marche arrière histoire d'oublier ce qu'il s'est passé hier. Que tu crèves en enfer.

